=> Et si votre cerveau vous sabotait… tout en vous faisant croire que vous avez raison ?

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Votre cerveau adore avoir raison… même lorsqu’il a tort !

Par habitude et convenance, vous êtes tenté de pencher vers des réponses et des réflexes qui vous conviennent plus que d’autres, parce que votre conscience est convaincue que vous avez raison.

Et parfois, pour vous donner facilement raison, vous concluez en disant :

« Parce que ça s’est toujours passé comme ça ! »

Ce qui, entre nous, revient à dire : « Si ça a déjà marché une fois en 2007, pourquoi pas encore aujourd’hui ? » …le raisonnement préféré des cerveaux en mode pilote automatique.

C’est une erreur fondamentale.

Qu’est-ce qui se passe en réalité ?
Le plus grand mensonge des leaders, c’est de dire : « Je suis objectif. »

Vous pensez analyser vos options avec objectivité ?

Bien sûr… comme tout le monde. Parce que personne ne se dit jamais : « Je suis totalement biaisé, et j’adore ça ! »

Pourtant, c’est exactement ce que fait l’immense majorité des gens… sans le savoir.

En réalité, votre cerveau sélectionne les informations qui confirment vos croyances existantes… et il rejette (ou minimise) les informations qui les contredisent.

Votre cerveau filtre la réalité.

C’est ce que l’on appelle un Biais de confirmation.

Le biais de confirmation n’est pas un défaut du cerveau, mais un mécanisme d’économie cognitive. Il nous aide à traiter plus rapidement l’information en donnant priorité à ce qui s’intègre à nos schémas mentaux existants.

Cette fonction, utile pour la survie, devient limitante lorsqu’elle empêche l’exploration d’idées nouvelles.

Voici un exemple simple :
Vous croyez qu’un employé ou un collègue n’est « pas fiable » ?

Chaque petit retard qu’il aura, viendra renforcer cette croyance… tandis que ses réussites passeront sous votre radar.

Vous mettrez la loupe sur ses défauts et fermerez les yeux sur ce qu’il fera de bien.

Vous n’évaluez pas la réalité : vous évaluez une version filtrée par vos préjugés.

Votre cerveau devient plus sélectif dans le traitement de l’information.

En clair, il fait le tri comme un algorithme de réseau social : il ne vous montre que ce que vous aimez déjà… sauf qu’ici, le fil d’actualité, c’est votre perception de la réalité, vraie ou fausse.

Le radar de votre conscient et de votre inconscient sera à la recherche des informations qui vibrent au même diapason que vos croyances existantes.  Tout le reste sera filtré puis écarté.

Cela peut vous faire chuter royalement
Imaginez alors les biais qui vous nuisent, lorsque vous entendez parler de récession, alors que vous craignez une telle période : votre conscience ne focusse maintenant que sur les informations qui confirment vos craintes, tandis que les opportunités vous passent sous le nez.

Les différentes sources qui attirent votre attention :

  • Les journaux;
  • Les conversations avec des collègues;
  • Aux nouvelles télévisées ou radiophoniques;
  • etc.

Chaque fois qu’un titre de nouvelle indique que les indices boursiers ont baissé aujourd’hui, que l’entreprise ABC a fermé ses portes, que deux de vos collègues ont perdu leur emploi, vous renforcez vos croyances biaisées.

Vous vous dites : « La récession est vraiment à nos portes… c’est normal si mes affaires ne vont pas bien ! »

Pendant ce temps, vous ne voyez pas les jours où les indices boursiers atteignent de nouveaux sommets, ni lorsque des entreprises innovatrices multiplient leurs succès et expansions.

Votre cerveau repère alors surtout ce qui confirme le scénario noir.

Votre rôle de Leader : forcer une double vérification des faits et chercher activement des contre-indicateurs.

Que faire alors ?
Un Leader conscient apprend donc à déjouer ce piège :

  • En cherchant activement les points de vue contraires aux siens;
  • En tenant des conversations difficiles, et en posant des questions inconfortables;
  • En donnant autant de poids aux faits qui le dérangent, qu’à ceux qui le rassurent;
  • Et surtout, il se place en mode apprentissage et réflexion;

Votre cerveau adore avoir raison… mais votre rôle de Leader n’est pas d’avoir raison.

C’est de prendre des décisions alignées sur la réalité, et pas sur vos illusions.

Un piège tentant
Croire que l’on ne peut plus apprendre ou changer est le début de la fin.

Si vous n’avez pas suivi de nouvelles formations d’importance au cours des dernières années, c’est possible que vous croyiez que c’est plus difficile d’apprendre de la nouvelle matière.

Cependant, oui, vous pouvez reprogrammer votre cerveau… à 40, 50, 60 ans ou même plus.

La plasticité cérébrale
On entend encore trop souvent :
« À mon âge, je suis comme je suis. »

C’est faux. Scientifiquement faux.  Stratégiquement dangereux.

Votre cerveau n’est pas un disque dur figé à 25 ans.

C’est une usine de connexions, synaptiques et structurelles, qui se réorganise chaque jour selon vos pratiques, vos apprentissages et vos émotions, et ce, peu importe votre âge.

Vous cultivez des habitudes de stress, de résistance, de procrastination ?  Votre cerveau les renforce, en vous empêchant de sortir de votre zone de confort.

À court terme, c’est ce qui est le plus facile.

Vous entraînez votre esprit à la réflexion critique, à l’écoute active, à la résilience, à l’apprentissage ?  Votre cerveau les renforce aussi, en cherchant à prendre de nouveaux chemins, de nouveaux défis, pour combler sa soif d’accomplissement.

C’est ce qu’on appelle la plasticité cérébrale.

Ce phénomène est aujourd’hui mesurable par imagerie cérébrale (IRM fonctionnelle, EEG).

Les recherches de Michael Merzenich, Pascual-Leone et Norman Doidge ont démontré que la plasticité cérébrale ne se limite pas à la jeunesse : le cerveau adulte peut créer de nouvelles connexions neuronales, renforcer certaines zones et même réaffecter des régions entières selon la pratique et la répétition.

En d’autres mots : même si votre cerveau vieillit, il conserve une capacité remarquable à s’adapter à ce que vous lui faites pratiquer et répéter.

La plasticité cérébrale ne s’arrête pas avec l’âge. Elle continue… tant que vous lui donnez de la matière à travailler.

Un Leader qui se dit « trop vieux pour changer » ne manque pas de capacités.

Il manque surtout d’humilité. Ou de curiosité. Ou des deux. (Mais c’est plus simple d’accuser « l’âge » que de regarder ses zones de confort en face.)

Disons qu’il manque de volonté à pratiquer de nouvelles aptitudes, à chercher l’innovation, à régler des problèmes, petits et grands.

La limite n’est donc pas uniquement biologique. Une partie importante se joue aussi dans nos habitudes, nos croyances, notre environnement… et notre volonté de continuer à apprendre.

Votre cerveau a la capacité de changer, de s’adapter continuellement.

Chaque conversation, chaque défi, chaque lecture, chaque action consciente… sculpte encore et toujours votre cerveau.

Oui, même cette discussion inconfortable que vous repoussez depuis trois semaines. (Votre cerveau, lui, attend juste le signal pour se remettre à construire.)

Alors la vraie question n’est pas :
« Est-ce que je peux changer à mon âge ? »

Mais :
« Qu’est-ce que je veux renforcer dans mon cerveau, à partir d’aujourd’hui ? »

Comment maximiser Plasticité cérébrale et Biais de confirmation ?
La clé n’est pas de « supprimer » vos biais, car ce serait probablement illusoire, mais d’apprendre à les reconnaître et à créer volontairement des mécanismes qui les contrebalancent.

Votre cerveau est une machine d’apprentissage : il renforce ce que vous lui répétez et filtre ce que vous négligez.

Autrement dit, vous pouvez entraîner votre cerveau à rechercher aussi ce qui contredit vos premières conclusions, plutôt que de lui permettre de confirmer automatiquement ce que vous croyez déjà.

L’interaction entre cognition et émotion
Les travaux de Damasio, LeDoux et Immordino-Yang montrent que l’émotion guide la cognition.

Autrement dit, chaque apprentissage ou changement neuronal est modulé par l’état émotionnel associé.

L’émotion peut toutefois jouer un rôle important dans l’attention, la mémorisation et la consolidation de certains apprentissages. C’est pourquoi une transformation durable ne repose généralement pas seulement sur ce que le Leader comprend intellectuellement, mais aussi sur ce qu’il expérimente, pratique et répète.

C’est pourquoi la transformation durable du Leader passe par des apprentissages vécus, ressentis et répétés, et non pas seulement compris.

Voici comment reprogrammer vos circuits mentaux pour décider avec conscience plutôt qu’avec habitude.

1. Alimentez-le avec des sources qui élargissent votre perspective
Exposez-vous volontairement à des lectures, des idées et des personnes qui pensent différemment de vous.

Votre cerveau cherchera naturellement à prouver que ces nouvelles idées peuvent aussi être vraies.

C’est ainsi que vous transformez un biais en levier de plasticité.

2. Répétez l’inconfort
La plasticité cérébrale se nourrit de micro-défis répétés.

Chaque fois que vous sortez volontairement d’un réflexe automatique, comme lorsque vous écoutez avant de répondre ou questionnez avant de juger, vous entraînez une autre manière de penser et d’agir.

Répétée suffisamment souvent, cette pratique peut renforcer les réseaux neuronaux associés à ces nouveaux comportements.

La répétition favorise la connexion… et la connexion rend progressivement le nouveau comportement plus accessible.

3. Choisissez vos croyances comme des programmes mentaux
Posez-vous régulièrement la question :

« Ce que je crois aujourd’hui… me propulse-t-il ou me freine-t-il ? »

Votre cerveau fonctionne parfois un peu comme un algorithme : plus certaines croyances sont répétées et renforcées, plus elles peuvent influencer ce que vous remarquez, interprétez… et faites.

La métaphore a toutefois ses limites : le cerveau n’est évidemment pas un ordinateur. Son apprentissage demeure influencé par l’émotion, la biologie, l’expérience et le contexte social.

Si vous le nourrissez de peur, de rigidité et de limitations, c’est ce qu’il vous redonnera.

Choisissez des croyances qui servent votre croissance plutôt que votre confort.

4. Célébrez les petites reconfigurations
Chaque prise de conscience, chaque changement d’habitude, chaque nouvelle compétence est un nouveau réseau neuronal en construction.

Ne sous-estimez jamais ces micro-ajustements : ce sont eux qui finissent par changer votre façon de penser, de décider et de diriger.

La Science derrière le concept
Les neurosciences cognitives démontrent que le cerveau demeure plastique tout au long de la vie (Merzenich, 2001 ; Doidge, 2007) et que la sélection d’informations selon nos croyances est un mécanisme adaptatif (Nickerson, 1998).

De même, les études sur la métacognition (Flavell, 1979) montrent que la conscience de ses propres biais augmente significativement la qualité décisionnelle.

Ainsi, la conscience de vos biais et la stimulation de votre plasticité cérébrale ne sont pas des abstractions philosophiques : ce sont des stratégies neurocognitives mesurables.

En résumé
La plasticité cérébrale et le biais de confirmation ne sont pas vos ennemis : ce sont vos deux outils les plus puissants, à condition de les maîtriser consciemment.

Le vrai pouvoir du Leader n’est pas dans ses décisions… mais dans la façon dont il les fabrique.

Entraînez votre cerveau comme vous entraînez votre corps.

Ce que vous lui faites faire devient ce qu’il sait faire.

Et ce qu’il sait faire finit par définir qui vous devenez.

La plasticité ne s’arrête pas : entraînez votre cerveau à repérer les opportunités que vos biais censurent.

Alors, osez vous poser la question qui dérange :
« Et si je me trompais ? »

Peu le font vraiment. La majorité préfère avoir tort longtemps… mais avec conviction.

Parce qu’admettre qu’on s’est trompé, c’est comme formater un disque dur : ça prend du courage, et ça efface l’ego temporairement.

La Question du Coach :
« Quel nouveau circuit de Leadership allez-vous entraîner cette semaine ? »

Comment Pense le MINDSET de Progression :
« Mon cerveau est dans un continuel processus de programmation, et je me challenge moi-même sur mes propres croyances. »

Tout commence par votre MINDSET !

Jusqu’où irez-vous ?

P.S. : Vous aimeriez challenger vos biais et votre plasticité cérébrale ?

Travaillons ensemble et voyons jusqu’où vous irez ! 

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P.P.S. : Si vous me découvrez avec cet article, je m’appelle Paul Rousseau. J’accompagne les Professionnels submergés et en quête de priorités claires, à avancer avec confiance.

Je parle aussi de MINDSET 360, de Psychologie du Changement, de stratégies d’affaires et de santé des Leaders.

Je vous invite à me référer comme prochain Conférencier en MINDSET et Changement, lors de votre prochain événement.

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Chaque changement commence par un premier pas. Faites-le aujourd’hui.

 

Paul

Paul Rousseau est Auteur Bestseller, Consultant d’Affaires, Conférencier, et Coach en MINDSET, Artiste Martial pratiquant 6 différentes disciplines d’Arts Martiaux (Ceinture noire 2e Dan), Paul Rousseau est Entrepreneur et Fondateur de Top Shape Fitness, et du Podcast MINDSET 360  sur YouTube et Spotify.​
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Paul Rousseau, N.D., CMP
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​Conférencier/Consultant en Stratégies d’Affaires/Coach

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