=> La maîtrise apparaît parfois lorsque vous cessez d’ajouter ce qui n’est plus nécessaire.
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Sous pression, notre réflexe est souvent d’ajouter :
Plus de contrôle. Plus de vérifications. Plus d’efforts.
Pourtant, lorsque les compétences et la préparation sont déjà présentes, ce réflexe peut parfois produire l’effet inverse de celui recherché.
La maîtrise ne consiste donc pas toujours à faire davantage.
Elle consiste aussi à reconnaître ce qui crée maintenant de l’interférence… et à avoir suffisamment de discernement pour l’enlever.
C’est ce que je vous propose d’explorer dans cet article.
Bonne lecture,
Paul
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On me parle souvent de ce désir d’entrer dans un état où tout semble plus fluide.
Je ne parle pas ici d’un état neurologique précis, mais de cette expérience subjective de cohérence où l’on se sent moins divisé intérieurement et plus libre d’agir.
Un état dans lequel on se sent « à sa place », tant dans ses tâches professionnelles que dans ses relations personnelles.
Je parlerais moins ici de contrôle que de cohérence : vos pensées, vos paroles et vos actions cessent de se tirer dans des directions différentes.
Alors on espère un jour mériter cet « état de maîtrise » tant recherché, surtout en période de pression.
Ici, je le sais, le mot « maîtrise » peut faire peur parce qu’on l’associe facilement au contrôle absolu. Ce n’est pas ce que j’entends.
La maîtrise, c’est surtout reprendre la main sur ce que vous pouvez réellement influencer : votre attention, votre réponse, vos décisions et vos actions, sans prétendre contrôler l’incontrôlable. C’est essentiel d’en faire la distinction.
Comme moyen employé, lorsque vous désirez continuer à progresser, un réflexe naturel a souvent été :
- Structurer davantage,
- Clarifier,
- Améliorer,
- Rendre plus cohérent,
- Trop souvent : en faire plus.
À ce rythme-là, il ne manque plus qu’un nouveau tableau Excel pour gérer les autres tableaux Excel.
Mais peut-être qu’à ce stade précis où vous êtes aujourd’hui, ce réflexe devient paradoxalement le principal frein dans votre vie.
Parce qu’à un certain niveau, « m’améliorer encore » peut devenir une façon très élégante d’éviter d’admettre que le problème est maintenant l’excès.
Lorsque je commence à travailler avec un nouveau client, que ce soit un directeur ou un entrepreneur, je commence par prendre le pouls sur ses occupations, ses responsabilités, ses besoins, etc.
Il ne sent pas qu’il est performant comme il pourrait l’être. Il remet même parfois en question sa légitimité à ce poste :
- Pourquoi je n’y arrive pas ?
- Pourquoi j’ai toujours l’impression de courir ?
- Peut-être que je ne suis pas « à ma place » ?
- Pourquoi je ne me sens plus « centré » comme avant ?
Très souvent, je découvre alors quelque chose de paradoxal : ce professionnel ne manque pas d’effort. Il en met parfois trop, dans trop de directions à la fois :
- Trop de planification,
- Trop de tâches en même temps,
- Trop de suivis.
Surtout lorsqu’il perd le focus sous la pression.
Et c’est là qu’une autre possibilité apparaît : peut-être que l’état dans lequel vous vous sentez centré et à votre place ne demande pas toujours quelque chose de plus.
Il peut parfois émerger lorsque ce qui est en trop cesse d’occuper autant d’espace.
Sous pression ou non.
Prise de conscience
À ce stade, le problème n’est peut-être plus un manque de discipline, de constance ou de rigueur.
Il peut être ailleurs : dans ce que j’appellerais un désencombrement intérieur :
- Moins d’objectifs simultanés,
- Moins de narration mentale,
- Moins de justification.
Dans certaines organisations, enlever une étape demande malheureusement plus de courage que d’ajouter un nouveau processus.
L’état que vous recherchez peut devenir plus accessible lorsque vous cessez de le surveiller, de le corriger et de tenter constamment de le provoquer.
La Science derrière le Concept
Lorsque nous développons une expertise, certaines opérations deviennent plus automatiques et demandent moins de contrôle conscient.
Sous pression, nous pouvons pourtant recommencer à surveiller, corriger et contrôler ce que nous savons déjà faire. En psychologie de la performance, ce phénomène est notamment étudié sous le concept de réinvestissement.
Paradoxalement, chez une personne expérimentée, ajouter du contrôle peut parfois créer l’interférence qu’elle cherche justement à éliminer.
Comme premier exemple
Vous manquez de temps pour accomplir toutes vos tâches, alors vous ajoutez un nouvel outil de planification.
Parfois, il vous aide. Mais parfois, il devient simplement une nouvelle couche à gérer dans un système déjà surchargé.
Le fameux outil censé vous faire gagner du temps… que vous devez maintenant gérer chaque matin.
Alors que ce dont vous avez peut-être besoin est de prioriser davantage et d’accepter d’enlever le trop qui vous submerge et vous empêche d’agir.
Comme autre exemple
Voici un exemple qui peut également faire penser à la charge mentale supplémentaire qu’on s’impose.
Je le vois fréquemment : si vous vous entraînez pour développer votre force, vous serez naturellement tenté d’augmenter la charge. Et c’est souvent nécessaire.
Mais si vous ajoutez du poids au point de raccourcir involontairement votre mouvement ou de détériorer votre exécution, enlever un peu de charge peut vous permettre de retrouver une meilleure amplitude et une meilleure qualité de mouvement.
Ce n’est donc pas “moins de poids = plus de force”. C’est plutôt : la bonne charge, utilisée avec la bonne exécution, produit un meilleur entraînement.
Comme dit plus haut : changez le mot « poids » par « charge de travail ou charge mentale », et « mouvement » par « liberté d’action et agir », et vous comprendrez un principe essentiel à réaliser.
Réduire la charge mentale au travail ne signifie donc pas toujours apprendre à mieux gérer ce que vous avez. Parfois, cela commence par enlever ce qui n’a plus besoin d’être là.
En synthèse
Pour vous, peut-être qu’avancer vers cet état recherché ne demandera pas d’ajouter une nouvelle pratique.
Cela demandera surtout :
- Moins d’ajouts,
- Plus de retraits.
Ou, dit autrement :
Vous n’êtes pas en retard sur cet état : vous êtes juste encore un peu trop impliqué à vouloir bien y entrer.
Je reviens donc à votre réflexe naturel : Tenter d’en ajouter en en faisant plus, au lieu d’en enlever, est peut-être ce qui vous empêche d’y parvenir.
Un outil simple et performant
Je vous propose une grille d’auto-observation quotidienne très simple, et un texte court de réflexion que vous pourriez partager avec vos collègues les plus avancés.
1) Grille d’auto-observation quotidienne
(1 à 2 minutes, sans introspection lourde)
Objectif : repérer ce qui vous éloigne de l’état, non ce qui vous en rapproche.
À faire une fois par jour (fin de journée ou début de matinée)
Où ai-je ajouté… alors qu’il fallait soustraire ?
- Ai-je ajouté une explication ?
- Un objectif de plus ?
- Une intention ou une action « noble », mais chargée ?
- Une couche supplémentaire de vérification ou de suivi ?
Indice clé : Si vous sentez le besoin de longuement justifier pourquoi vous ajoutez quelque chose, prenez-le comme un signal à examiner : est-ce réellement nécessaire… ou êtes-vous en train d’ajouter une couche de contrôle ?
Cela ne veut pas dire que « c’est mal ».
Cela veut dire : ce n’est plus essentiel.
Règle d’or de la grille
- Aucune correction.
- Aucun ajustement.
- Aucune décision.
Pendant cette minute d’observation seulement. L’action viendra ensuite, si elle est nécessaire.
Observer sans intervenir immédiatement peut déjà changer votre relation avec ce que vous observez.
2) Texte court / réflexion (1 à 2 minutes de lecture)
La maîtrise ne s’active pas. Elle se libère.
On croit souvent que les états de haute cohérence demandent plus de discipline, plus de clarté, plus de volonté.
Pas toujours.
À un certain niveau de compétence, ajouter davantage de contrôle peut même commencer à perturber ce qui fonctionnait déjà bien.
Parfois, le problème n’est même plus la dispersion.
C’est l’excès d’implication dans la volonté de bien faire.
À un certain niveau, multiplier les intentions, les consignes internes et les vérifications peut ajouter une forme d’interférence.
Et lorsqu’une compétence est déjà bien intégrée, trop surveiller chaque détail de son exécution peut parfois en perturber la fluidité.
À force de vouloir tout contrôler, certains finissent par gérer parfaitement… ce qu’ils viennent eux-mêmes de compliquer.
En psychologie de la performance, on parle notamment de réinvestissement : sous pression, une personne expérimentée peut reprendre consciemment le contrôle d’une habileté normalement automatisée. Paradoxalement, vouloir mieux contrôler peut alors rendre l’exécution moins fluide.
La maîtrise ne répond pas toujours à davantage d’effort.
Parfois, elle apparaît lorsque l’effort cesse de créer lui-même de l’interférence.
Ce n’est pas un sommet à atteindre.
C’est un espace qui apparaît quand il n’y a plus rien à prouver, rien à corriger, rien à optimiser.
Le paradoxe est simple : à force de vérifier si vous êtes enfin « dans le bon état », vous risquez précisément de maintenir votre attention sur ce qui manque encore.
Et pourtant… les moments où tout est fluide, silencieux, évident : vous les avez déjà vécus.
La seule différence ?
Vous n’étiez probablement pas occupé à essayer de les provoquer.
Étrangement, personne ne se dit en pleine fluidité : « Formidable, je crois que je suis enfin en pleine fluidité ! »
Ce n’est pas l’état qui est rare.
C’est notre capacité à ne pas le perturber.
Quand les compétences, la préparation et la discipline sont déjà présentes, la prochaine progression ne vient pas toujours d’un ajout. Elle peut venir de la réduction d’une interférence devenue inutile.
Si votre équipe possède les connaissances, les compétences et les idées… mais peine à les transformer en mouvement lorsque la pression monte ou que les priorités se multiplient, c’est précisément l’un des axes que je travaille dans mes conférences et mes accompagnements.
Ensuite : Ne regardez plus en arrière, car ce n’est pas la direction vers laquelle vous vous dirigez.
La Question du Coach :
« Avez-vous ajouté une tâche, une étape, une couche de suivi, alors que ce dont vous aviez besoin était d’en soustraire ? »
Comment Pense le MINDSET de Progression :
« Ce n’est pas l’état désiré qui est rare. C’est notre capacité à ne pas le perturber. »
Tout commence par votre MINDSET !
Jusqu’où irez-vous ?
Vous voulez développer votre capacité à agir sous pression, clarifier plus vite, et décider avec solidité ?
C’est exactement ce qu’on travaille avec l’Axe Mindset-Bodyset-Actions.
Travaillons ensemble et voyons jusqu’où vous irez !
=> https://paulrousseau.com/joindre/
P.S. : Si vous me découvrez avec cet article, je m’appelle Paul Rousseau. J’accompagne les Professionnels submergés et en quête de priorités claires, à avancer avec confiance.
Je parle aussi de MINDSET 360, de Psychologie du Changement, de stratégies d’affaires et de santé des Leaders.
Je vous invite à me référer comme prochain Conférencier en MINDSET et Changement, lors de votre prochain événement.
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Chaque changement commence par un premier pas. Faites-le aujourd’hui.
Paul
Paul Rousseau est Auteur Bestseller, Consultant d’Affaires, Conférencier, et Coach en MINDSET, Artiste Martial pratiquant 6 différentes disciplines d’Arts Martiaux (Ceinture noire 2e Dan), Paul Rousseau est Entrepreneur et Fondateur de Top Shape Fitness, et du Podcast MINDSET 360 sur YouTube et Spotify.
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Paul Rousseau, N.D., CMP
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