=> La compétence invisible qui empêche les professionnels de répéter les mêmes erreurs.
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Commettre une erreur, c’est humain.
Répéter la même erreur, c’est un signal.
La question n’est pas : « Qu’est-ce qui cloche ? »
La question est : « Qu’est-ce que je n’ai pas intégré ? »
Dans ce texte, je vous partage 3 seuils simples, de quelques secondes à 5 minutes, pour fermer les boucles, baisser la charge, et retrouver votre précision… et ainsi fermer la porte aux erreurs qui reviennent.
Lisez ceci avec une seule question en tête : Qu’est-ce que je n’ai pas pris le temps d’apprendre et d’intégrer ?
Bonne lecture,
Paul
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Un directeur d’une entreprise dans le domaine des produits du bois m’appelle. Appelons-le Gilbert.
Après quelques minutes seulement, Gilbert me confie qu’il en est à sa troisième erreur majeure, toutes semblables… et nous ne sommes qu’en milieu d’année fiscale.
Des erreurs de coûts, d’échéanciers, de décisions d’équipe, et le pire, c’est qu’il les reconnaît.
(Et non : ce n’est pas l’univers qui lui fait un « copier-coller »… c’est juste la réalité qui insiste.)
« Qu’est-ce qui se passe avec moi ? », me demande-t-il.
On échange. Rapidement, je comprends : Gilbert n’est pas « incompétent ». Il est fatigué. Submergé. Et parfois même irrité au moindre changement.
Il me dit : « Pourtant, j’ai plus de 25 années d’expérience. Oui, on est en changement, mais comment cela peut-il encore m’arriver ? »
Je lui pose une question simple : « À quand remontent tes dernières vraies vacances ? »
Il hésite, puis il soupire : « Des vacances ? Même si je prends quelques jours, ma tête est toujours au travail. Et si j’ose ne pas y penser… j’ai l’impression que tout va s’écrouler. »
(Vous aussi, vous avez déjà pris des « vacances » où votre corps est parti… mais votre cerveau est resté au bureau ?)
Et là, je vois le tableau complet.
Peut-être que vous vous reconnaissez. Parce que ce n’est pas une question d’intelligence seulement. C’est surtout une question de charge.
Ce n’est pas juste le travail. À la maison, il y a les enfants, les parents qui ont besoin de soutien, l’organisation, les obligations. Ce que Gilbert vit, c’est le poids de plusieurs sphères de vie empilées… sans coupure réelle entre elles.
Je lui dis alors quelque chose que j’ai constaté depuis longtemps chez les professionnels solides, compétents, performants : ce qui « écrase » n’est pas seulement la charge de travail. C’est la charge mentale constante.
Tant que votre tête reste branchée sur des dossiers ouverts, votre corps reste en vigilance. Et tant que votre corps reste en vigilance, vous ne récupérez jamais complètement.
Souvent, quand l’esprit reste « en alerte », le corps reste en tension.
Vous le savez déjà, au fond. Vous l’avez déjà senti.
Une micro-tension dans la mâchoire. Les épaules qui ne descendent jamais. Les bras lourds. Parfois une pression au ventre ou dans la poitrine. Rien de dramatique sur le moment… sauf que c’est constant.
Et quand c’est constant, ce n’est plus un pic de stress. C’est un état de fond. Et un état de fond comme celui-là finit souvent par coûter cher.
Et quand cet état « normal » s’installe, votre attention baisse. Votre tolérance au changement baisse. Votre patience baisse. Votre précision baisse.
Et là, ce n’est pas une question de « volonté » : c’est physiologique. Un jour, vous refaites une erreur… que vous aviez juré de ne plus refaire.
C’est exactement ce que Gilbert est en train de vivre.
Alors je lui dis : « Gilbert, je pense que ce qui te manque n’est pas de l’expérience. C’est une compétence invisible : faire des seuils. »
Un seuil, c’est quoi ?
C’est un mini-rituel de transition qui ferme une boucle. Une action simple qui dit à votre cerveau : « Cette partie est terminée. On passe à autre chose. » Ce n’est pas une phrase inspirante. Ce n’est pas de la « pensée positive ». C’est une hygiène mentale.
Sur le plan cognitif, c’est simple : sans « fermeture », votre cerveau garde des boucles ouvertes. Et une boucle ouverte consomme de l’attention, même en arrière-plan.
À force, ce bruit de fond réduit la précision, augmente la réactivité… et rend les erreurs plus probables.
Et quand une boucle se ferme, votre système nerveux peut enfin descendre d’un cran.
Ce n’est pas une tâche de plus. C’est une fermeture.
(Parce que sinon, votre cerveau se prend pour un navigateur avec 47 onglets ouverts… et personne ne sait d’où vient la musique.)
Sans seuils, votre cerveau ne ferme rien. Il empile. Et plus les années passent, plus il empile.
J’ai même remarqué une image très claire : un professionnel peut continuer à monter l’escalier de sa croissance (responsabilités, décisions, employés, échéanciers, clients), mais à chaque marche, s’il n’a pas de seuils, c’est comme s’il prenait la marche précédente… et qu’il l’empilait sur son dos.
Et à force d’empiler, ce n’est pas votre talent qui flanche : c’est votre capacité à récupérer.
Au début, il tient le coup. Après 5 ans, ça tire un peu. Après 10 ans, il devient impatient. Après 20 ans, il est solide… mais lourd.
Après 25 ans, il peut encore performer… mais au prix d’un niveau de tension qui finit par lui coûter cher.
Et là, je lui pose la question qui change tout : « Gilbert, est-ce que tu prends le temps d’apprendre de tes erreurs ? »
Il me répond exactement ce que la majorité des professionnels me disent : « Honnêtement, je n’ai pas le temps de revenir sur mes erreurs. Je règle, je passe au prochain dossier. »
Ironie : on n’a « pas le temps » d’apprendre… mais on trouve toujours le temps de répéter. Et ça, c’est un luxe coûteux.
Je lui dis : « Je comprends. Mais laisse-moi te renvoyer une autre question : as-tu du temps pour réparer la même erreur… encore et encore ? »
Silence.
C’est ici que j’amène une phrase que j’aime, parce qu’elle est simple et qu’elle réveille :
« Si vous refaites les mêmes erreurs, c’est que vous n’avez pas appris la première fois. »
Controversé, oui. Mais vrai : si votre organisation « tolère » la répétition, elle finit par la normaliser. Et ce qui se normalise… se multiplie.
Je le dis sans vous juger : c’est un constat. Et c’est libérateur, parce qu’on peut corriger un constat.
Et je vais même vous dire quelque chose de personnel, parce que ça me concerne autant que vous : je sais que moi-même, lorsque je refais une même erreur, c’est que je n’ai pas appris la première fois. Pas parce que je suis « mauvais ». Parce que j’ai sauté l’étape qui transforme l’expérience en leçon : la réflexion.
Parce que je n’ai pas pris le temps d’intégrer la leçon. Je suis passé trop vite. J’ai « réglé »… mais je n’ai pas appris.
C’est là la différence.
Apprendre, ce n’est pas seulement comprendre. Apprendre, c’est intégrer au point où ça change votre prochaine décision.
Apprendre, c’est intégrer dans le comportement.
Et pour intégrer, il faut une chose que les professionnels surchargés ont de moins en moins : de l’espace.
C’est pour ça que les seuils sont essentiels. Parce qu’ils créent l’espace que la charge vous vole.
La science derrière le concept
Quand vous laissez des « boucles ouvertes » (dossiers non fermés, décisions incomplètes, tensions non digérées), votre attention reste partiellement occupée, même quand vous faites autre chose.
C’est du bruit de fond. Et ce bruit de fond réduit la précision et la capacité d’adaptation. Les seuils servent à fermer ces boucles : vous récupérez mieux, vous redevenez plus clair… et vos décisions se stabilisent.
Et non, fermer la journée ne vous rendra pas « moins engagé ». Ça vous rendra plus lucide. Ceux qui glorifient l’épuisement confondent présence… et performance.
3 seuils simples pour « fermer la journée »
Voici trois seuils simples que j’ai proposés à Gilbert, et que vous pouvez appliquer dès cette semaine, sans changer votre vie au complet.
1) Le seuil de fermeture (2 minutes)
Avant de quitter le travail, vous écrivez deux lignes :
- « Demain, la prochaine action claire est : ______. »
- « Aujourd’hui, j’ai réglé ceci : ______. »
C’est tout. Vous donnez une fin au cerveau. Vous lui dites : « C’est fermé. »
2) Le seuil de décharge (60 secondes)
Dans l’auto, dans le stationnement, ou en entrant à la maison : relâchez la mâchoire. Descendez les épaules. Respirez lentement 5 cycles. Ce n’est pas « spirituel ». C’est physiologique. Votre corps reçoit le message : « On sort du mode vigilance. »
3) Le seuil d’intégration (5 minutes, une fois par semaine)
Vous prenez une erreur récente (ou un irritant récurrent) et vous répondez à trois questions :
- Qu’est-ce qui a déclenché ça ?
- Quelle règle simple je peux retenir ?
- Quel geste concret je mets en place pour éviter la répétition ?
C’est là que l’expérience devient une leçon. Et c’est là que la confiance se construit.
Parce que oui : la confiance n’est pas une pensée. La confiance est une conséquence. Elle vient quand vous savez que vous pouvez agir, apprendre, et vous ajuster.
Gilbert n’avait pas besoin d’être plus « fort ». Il avait besoin d’arrêter d’empiler. De fermer ses boucles. De récupérer réellement. Et de transformer ses erreurs en apprentissages.
Et vous ?
Vous avez de l’expérience. Vous avez vécu des expériences. Vous en vivez encore chaque jour.
Mais si certaines erreurs reviennent, la question n’est pas : « Qu’est-ce qui cloche chez moi ? »
La vraie question est dans « La Question du Coach » ci-dessous.
Maintenant, ne regardez plus en arrière, car ce n’est pas la direction vers laquelle vous vous dirigez.
Prenez-rendez-vous. On passe de l’ambiguïté à une lecture claire du terrain… puis à une action concrète.
La Question du Coach :
« Qu’est-ce que vous n’avez pas pris le temps d’apprendre et d’intégrer… et quel seuil allez-vous instaurer cette semaine pour que ça s’installe pour vrai ? »
Comment Pense le MINDSET de Progression :
« Le MINDSET de Progression se pose toujours la même question : qu’est-ce que je fais différemment, concrètement, la prochaine fois ? »
Tout commence par votre MINDSET !
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P.S. : Si vous me découvrez avec cet article, je m’appelle Paul Rousseau. J’accompagne les Professionnels submergés et en quête de priorités claires, à avancer avec confiance.
Je parle aussi de MINDSET 360, de Psychologie du Changement, de stratégies d’affaires et de santé des Leaders.
Je vous invite à me référer comme prochain Conférencier en MINDSET et Changement, lors de votre prochain événement.
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Chaque changement commence par un premier pas. Faites-le aujourd’hui.
Paul
Paul Rousseau est Auteur Bestseller, Consultant d’Affaires, Conférencier, et Coach en MINDSET, Artiste Martial (Ceinture noire 2e Dan dans 6 différentes disciplines d’Arts Martiaux), Paul Rousseau est Entrepreneur et Fondateur de Top Shape Fitness, et du Podcast MINDSET 360 sur YouTube et Spotify.
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